Article obsolète : lisez plutôt Vos films DV sur DVD ...sans rien débourser
Dossier original par Olivier SANGUY
Mais pourquoi donc ?
Le format DV (pour Digital Vidéo) est de plus en plus répandu et la qualité est excellente. Les solutions de montage virtuel en DV natif (donc, sans altération du signal numérique) sont de plus en plus légions. Ce tableau idyllique ne doit pas faire oublier une réalité : les magnétoscopes DV de salon sont rares (et chers). Regarder ses propres films en DV nécessite donc de brancher le caméscope sur la télé ou de se contenter d’une copie VHS très inférieure à l’original.
De plus, je ne possède pas de caméscope DV. Donc, si je tourne en DV grâce à un prêt de caméscope ou en louant la caméra, je suis incapable de voir facilement le film chez moi. Mais j’ai un lecteur de DVD. On est en numérique : une solution doit exister !
Avantages :
pas d’usure du master ou de la bande d’origine
pas besoin de brancher le caméscope
bien meilleur qu’une copie VHS
c’est chouette (critère personnel…)
Inconvénients :
perte de qualité (moins de piqué)
il faut un peu de temps (voir la suite)
La solution : le SVCD
Le film-test concerne un événement familial : le premier Disneyland Paris de ma fille (2 ans et 3 mois) à l’occasion de l’anniversaire de ma mère. Un ami me prête ce qu’il est correct d’appeler un excellent caméscope : le Sony PD-100AP. L’enregistrement en DVCAM, un capteur Tri-CCD et la possibilité de basculer en manuel pour de nombreux réglages font que ce caméscope enregistre de belles images.
Le montage est effectué sur un PC équipé d’une carte DV Raptor de Canopus et du logiciel Adobe Premiere 5. Le minutage final est de 18 minutes.
C’est à partir de là que germe l’idée de passer du DV au DVD. Mais les lettres sont trompeuses et il y a bien peu de similitudes entre le DV et le DVD, à commencer par le codage numérique : on doit passer d’une compression spatiale intra-images (codec DV) à une compression temporelle de type MPEG2. La station dont je dispose est équipée d’un graveur de CD-Rom piloté par Nero 5 : hors de question de graver un véritable DVD. Le format Vidéo CD (MPEG1) est tentant, mais la qualité ne me semble pas suffisante.
Sur Internet, ce site me fournit la solution : le Super Vidéo CD.
Tsunami accepte le codec Canopus !
Je télécharge l’excellent (c’est mon avis) encodeur software de Hiroyuki Hori : TMPGEnc. J’apprends que Tsunami peut refuser d’encoder un AVI issu de DV. Pourtant en listant les codecs reconnus par le logiciel je vois que Tsunami a détecté le codec DV software du Kit DV Raptor… Alors je commence les tests pour déterminer les meilleurs réglages : 15 au total !
La procédure est relativement simple. A partir de Premiere je demande une exportation vidéo et précise dans les réglages que je souhaite utiliser le codec Canopus. Ceci à l’énorme avantage de me faire bénéficier de l’absence de limite 2 ou 4 Gigas (le codec prend la main).
Il est aussi possible de finaliser le montage sur DV, de vider son disque AV, puis de renumériser le film à partir du master DV. On est en DV natif, la perte est négligeable. Je le sais : c’est ce que j’ai fait pour gagner de la place. Dans Premiere, j’ai coupé mon film à l’endroit d’un fondu au noir et généré 2 AVI en codec DV.
TMPGEnc semble excellent, du moment que l’on accepte de sortir de la vidéo entrelacée. Tout mes essais montrent une pixellisation visible si l’on reste en entrelacé. Une séquence concernant un manège de chevaux s’est avérée être un test redoutable (il y a énormément de mouvements complexes dans ces images).